ANOTHER DAY. : Ajouté le 4.4.2008 à 03:03 PM
Je sais que je serais toujours comme CA. Décalée.
Ipod dans la poche, toujours à porté de main. Les journées en banlieue ressembleront toujours à ces mercredis après-midi pluvieux de mon enfance. Même si les choses changent, tout reste néanmoins gravé dans ma tête. Parce qu'en regardant vers le sol, la trilogie "jean / converse pas étanches / pavé mouillé" c'est toute ma vie en quelque sorte. En tout cas , c'est bien plus qu'on imagine.
Il faut assumer et porter sa croix en acceptant ce que l'on est et surtout ce que l'on ne sera jamais. Je me sens comme un tigre de Tasmanie. Fin de race.
Je crois en plein de trucs. Des trucs qui sont pires que de croire au Pere Noël. Des trucs auxquels plus personne ne croit. Je crois que la musique se doit d'être émotionnelle, je ne crois pas au règne de l'apparence, je ne crois pas que s'entasser dans un bar / boite / club comme dans un métro aux heures de pointe, c'est vivre. Je me suis mise sur la touche tout seule, volontairement, pas de concessions, pas de compromis.
Qu'ils gardent donc cet espece de mélange de comportement vaguement choquant, vaguement "subversif", de sexe "liberé", et de papotages mondains. Qu'ils gardent leur baisodromes pour faux depressifs en crise d'adolescence. J'ai pas besoin d'aller "en soirée" pour boire, pas besoin de couvrir la crasse d'une couche de vernis social.
J'ai conscience qu'il est façile de constater le vide en chacun, mais beaucoup plus dur de combler le sien quand on est autant à contre courant.
Le destin n'existe pas. Le determinisme oui. Particulièrement lorsqu'il se nourrit de visions constantes. Je connais la suite, je sais comment ca va se finir.
"Apres avoir passé 20 ans à ecrire une chanson correcte, Elle, qui sera tombée sous le charme de garçons souvent plus jeunes et qu'elle aura séduit provisoirement par sa soi-disante expérience et son passé chaotique, se fera jeter pour des filles plus cools et moins compliquées, mourra dans la solitude la plus totale d'un cancer du poumon et finira bouffée par trois Dobermann (ils avaient déjà commencé le travail alors qu'elle marchait à peine). Les gens l'ayant fréquentée penseront qu'elle l'avait bien cherché et que c'était une fille bizarre, qu'ils ne connaissaient pas vraiment, mais qu'elle avait raison d'avoir ses valeurs"

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